«Nous adapter sans renoncer à ce que cet événement représente pour l’agriculture française ». Le 10 février, une dizaine de jours avant l’ouverture officielle du Salon de l’Agriculture, Jérôme Despey, son président, a rappelé son intention de « proposer un Salon à la hauteur des espérances ». Pour compenser l’absence de bovins, compte tenu de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), et les travaux en cours dans le Parc des expositions, qui doivent durer jusqu’en 2028, les organisateurs du Salon ont été contraints de repenser l’organisation des différents halls. Plus de 62 initiatives ont été soumises par les participants au SIA, dont certaines ont été reprises par les organisateurs. Parmi les nouveautés présentées : l’organisation d’un prix littéraire et d’un concert classique, la mise en place d’un cinéma, d’un cabinet de curiosités, d’une librairie et d’un kiosque, dans le hall 2.2, pour permettre aux visiteurs de découvrir l’agriculture autrement. Du côté du SIA Pro, organisé du 23 au 25 mars, une trentaine de conférences seront proposées, sur quatre grandes thématiques : rentabilité, adaptation et diversification, innovation et agronomie, mieux vivre dans son territoire. La première édition de « l’observatoire des tendances de l’innovation agricole » a par ailleurs été publiée le 10 février. Douze tendances, dont les activités para-agricoles, les énergies renouvelables ou l’intelligence artificielles y sont décryptées.

Alors que l’actualité politique agricole bouillonne, Arnaud Lemoine, le directeur du Ceneca, appelle à « ne pas se tirer une balle dans le pied », en référence à d’éventuelles manifestations dans les allées.
Par ailleurs, les visites institutionnelles ayant été multipliées par deux ans en cinq ans (elles sont passées de 42 à 80), les délégations seront limitées à 25 personnes. « Nous ferons le bilan le 1er mars ; ce Salon doit vivre, il n’y a aujourd’hui aucune raison pour qu’il accueille moins de visiteurs », veut croire Jérôme Despey. Ce dernier indique enfin qu’une réunion avec d’autres salons accueillant du vivant (comme le Sommet de l’élevage ou le Space à Rennes) est prévue après le SIA, afin de définir une stratégie collective, pour « ne plus subir » les aléas sanitaires.