Derrière l’image d’un fleuron agricole et agroalimentaire, les constats dressés par les professionnels sont plus contrastés. « La filière brassicole française est sous pression, réglementaire, économique et technique », résume Philippe Dubief, vice-président de l’AGPB et président de la filière orges brassicoles pour Arvalis et l’AGPB, lors du 26e édition du colloque orge brassicole à Arras le 9 avril. « Et l’alerte vaut pour toute la chaîne, du semencier au brasseur », ajoute-t-il. 

La France conserve pourtant des positions fortes. Elle reste le premier producteur européen d’orges brassicoles et exporte 80 % de son malt vers plus de 110 pays. Mais ces acquis ne suffisent plus. « Nous avons des atouts, mais ils ne nous protègent pas automatiquement », souligne Philippe Dubief.