Comme chez tous les sucriers, Tereos se prépare à faire face à une campagne « hors norme », fortement impactée par la sécheresse.

Dans un communiqué daté du 26 août, la coopérative a annoncé une mobilisation de l’ensemble de ses équipes et des adaptations de son process industriel pour « valoriser chaque betterave ». Cela passe notamment par le report des dates de démarrage des usines – aux alentours du 22 septembre – afin de récolter les betteraves au moment le plus favorable pour améliorer les rendements, qui s’annoncent très dégradés.

Rendements en baisse de plus de 20 %

Les derniers prélèvements, réalisés le 17 août par les équipes agricoles de la coopérative, indiquent des rendements en retrait de plus de 20 % par rapport à la campagne précédente. Mais la situation est hétérogène en fonction des zones géographiques et les pertes peuvent aller jusqu’à 50-60 % sur certains territoires, à savoir la zone Picardie Ouest (usine de Chevrières), la Champagne, la Seine-et-Marne ainsi que les zones non irriguées du sud du bassin betteravier.

« On n’est pas pressé de démarrer, puisque la durée des campagnes sera en moyenne 100 jours, au lieu de 130 jours l’an dernier, indique David Sergent, directeur agricole de Tereos. Il faut aussi laisser la pluie arriver pour faire des arrachages dans de bonnes conditions et maximiser la production de sucre. Nos équipes agricoles sont en train de noter chaque parcelle de nos coopérateurs pour identifier celles qui présentent des taux de dégradation trop importants, sur lesquelles il faudra mettre en place un protocole de récolte spécifique. »

Diminuer les cadences des usines

Certaines sucreries devront diminuer les cadences pour s’adapter à la qualité des betteraves et traiter l’ensemble de la récolte, y compris les betteraves atteintes par le rhizopus.

Les différentes usines du groupe vont s’adapter aux caractéristiques de cette récolte « et ajuster le mix de production en privilégiant le sucre », plutôt que la production d’éthanol.

David Sergent indique qu’« une attention particulière sera portée à l’approvisionnement en pulpes pour satisfaire au mieux les besoins des coopérateurs ». La production de pulpes est en effet très impactée, car corrélée aux volumes de cossettes transformés par les usines.

> Lire aussi : Tereos stabilise sa dette et maintient ses investissements

Tereos Michel Blossier