Vous êtes grand témoin à l’AG de la CGB le 9 décembre prochain. Quel message allez-vous délivrer aux betteraviers ?
Je veux d’abord délivrer un message d’espoir, mais aussi un appel clair à la mobilisation. De l’espoir, car l’actualité européenne n’est pas uniquement synonyme de morosité pour l’agriculture. Dans quelques jours, le Parlement adoptera officiellement une vraie simplification de la PAC afin d’alléger les charges qui étouffent nos exploitations, notamment ces exigences environnementales devenues des casse-têtes sans fin. On observe aussi un virage assumé, même s’il n’est jamais reconnu publiquement : l’abandon progressif de la logique Farm to Fork, ce Green Deal agricole qui poursuivait une logique mortifère de décroissance pour l’agriculture européenne.
Mais aussi un appel à la mobilisation, car des menaces majeures planent sur l’avenir de l’agriculture : la PAC post-2027, qui s’annonce catastrophique, et l’accord UE–Mercosur, qui ferait entrer sur notre marché des produits ne respectant pas nos standards.