Comment agissent les biostimulants et pour quel résultat ? Pour répondre clairement, Romain Richard, responsable marketing biostimulant chez Corteva, estime qu’il faut d’abord reconsidérer le mot « biostimulant », qu’il juge trop vague, voire mal perçu. Il privilégie un raisonnement fondé sur la fonction agronomique liée au mode d’action. Quatre effets principaux émergent : l’efficience azotée, la mise à disposition des éléments nutritifs présents dans le sol ou la rhizosphère, l’atténuation du stress hydrique et l’amélioration des caractéristiques qualitatives. Ces réponses dépendent fortement de la situation agronomique et climatique au moment de l’application, et varient aussi selon les espèces.
Les usages en lin et en pomme de terre sont les plus développés. « Des sujets restent à travailler sur ces cultures, tels que la qualité d’implantation, celle du tubercule par exemple, estime Romain Richard. Néanmoins, sur pomme de terre, peu importe le biostimulant, nous obtenons toujours une réponse, plus ou moins marquée ». Les effets sont moins réguliers et visibles dans les essais sur céréales, en raison du pilotage de la fertilisation azotée.