Les chiffres économiques le confirment : en 2025, la balance commerciale des produits agricoles bruts est devenue déficitaire de 300 millions d’euros, signal d’une perte de compétitivité et d’un risque accru de dépendance aux importations.

Pour Yves Picquet, président de Phyteis, le sujet dépasse la seule technique : « notre souveraineté alimentaire dépend de la capacité de la France à produire, de façon régulière et qualitative ». Derrière cette affirmation, c’est toute la question de la compétitivité des exploitations et de la chaîne alimentaire qui se pose. En effet, depuis 2008, les volumes de substances actives conventionnelles vendues ont reculé de 44,1 %. En 2024, 50 054 tonnes ont été commercialisées, selon les chiffres de Phyteis. Mais une rupture apparaît : entre 2023 et 2025, les volumes conventionnels reculent de 5 % tandis que les produits utilisables en agriculture biologique progressent de 23 %, représentant désormais un tiers des volumes vendus.