« La semence est le moteur premier de l’innovation. C’est elle qui permet de relever les défis climatiques, de protéger l’environnement et d'assurer la compétitivité de nos cultures », résume Franck Berger, vice-président de la section Plantes potagères et florales chez Semae.
Pour les producteurs, cette innovation n’est pas abstraite. Guillaume Gandon, vice-président de la CGB, raconte : « dans les années 90, mon exploitation était envahie par les nématodes. Plus j’essayais de compenser la perte de rendement, plus l’infestation s’aggravait. Sans les variétés tolérantes, je ne ferais plus de betteraves aujourd’hui. » Aujourd’hui, la filière doit encore faire face à la jaunisse, à la cercosporiose ou au syndrome des basses richesses. « On veut des variétés résistantes mais qui restent productives », insiste-il. « L’innovation, c’est aussi une manière de réduire nos coûts en phytosanitaires. »


