« Sans réponse à la crise céréalière, nous serons obligés de reprendre les mobilisations là où nous les avons laissées. » Voilà la promesse formulée par Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, lors du 80e congrès du syndicat organisé les 1er et 2 avril à Caen. La liste des sujets de mécontentement est longue. La prise en charge de 30 centimes sur le litre de GNR et l’autorisation du recours à l’acétamipride font partie des revendications exprimées par Arnaud Rousseau. « Aucun des textes agricoles portés ces trois dernières années n’a vraiment atterri au niveau de l’ambition et des promesses faites aux agriculteurs. La loi d’urgence agricole est un signal positif, n’en faisons pas un nouveau rendez-vous manqué », appelle Arnaud Rousseau, qui se montre par ailleurs très peu convaincu par les dernières annonces gouvernementales pour soutenir les agriculteurs face aux conséquences du conflit au Moyen-Orient. « Je l’ai dit lundi dernier au Premier ministre, lors de notre échange : c’est se moquer des agriculteurs que de proposer des dispositifs de report de cotisations sociales, d’étalement d’échéances ou de mise en place de prêts à court terme. À quand un plan d’accompagnement à la hauteur du désespoir des céréaliers ? », interroge-t-il.
Le syndicat, qui a rédigé un document résumant sa vision stratégique pour 2027, a clairement identifié l’élection présidentielle comme une échéance stratégique.


