La campagne tout juste démarrée, la pression des pucerons est déjà très forte dans les champs de betteraves. Si celle-ci n’est pas encore aussi forte qu’en 2020, les conditions sèches des dernières semaines ont facilité la progression des insectes. Dans certaines régions, notamment dans le sud du Bassin parisien, trois voire quatre passages d’insecticides ont déjà été réalisés. Certains planteurs ont donc déjà, fin avril, épuisé toutes leurs cartouches. Une situation qui s’explique notamment par une persistance moins longue des insecticides. Si cette dernière pouvait traditionnellement durer 10 jours, des parcelles ont été cette année recolonisées au bout de 6 à 7 jours.
Un tableau récapitulatif
Dans ce contexte, l’Institut technique de la betterave (ITB) insiste sur l’importance, pour les planteurs, d’utiliser l’ensemble des produits à leur disposition, à savoir le Teppeki, le Verseon et le Movento. A cela s’ajoutent deux produits de biocontrôle, l’Illion et l’Insior GrA. Un troisième produit, Armelys, développé par InCeres, est dans l’attente de l’obtention de sa dérogation.
En collaboration avec la Confédération générale des planteurs de betterave (CGB), l’ITB a réalisé un récapitulatif de ces substances actives, en précisant leur efficacité et leurs conditions d’application (voir photo en haut de l’article).