Le mercure dépassant allègrement les 30°C depuis la mi-juin, la cercosporiose est tenue à l’écart des champs de betteraves. Aucune maladie foliaire n’a pour l’heure été détectée dans la majorité des régions. Revers de la médaille : les betteraves vont vite avoir soif, d’autant plus que les toutes dernières semaines, bien que plus fraîches, ont été peu arrosées. L’impact du stress hydrique inévitable des prochains jours sera donc à suivre avec attention.

La pression pucerons ayant été conséquente durant le printemps, l’impact de la jaunisse est au cœur de toutes les interrogations. En Île-de-France, la quasi-totalité des parcelles suivies dans le réseau d’épidémiosurveillance présentent des betteraves avec des symptômes de jaunisse allant de 0,5 % à 10 % de la surface de la parcelle concernée. L’étendue des symptômes évolue cependant peu pour le moment. Même son de cloche en Centre-Val de Loire, où de la jaunisse est signalée dans 76 % des parcelles suivies. Ces symptômes apparaissent un mois plus tôt qu’en 2025 mais évoluent, ici aussi, très lentement. Dans l’Oise, l’expression de la jaunisse reste faible, aucun rond de jaunisse n’a été observé, ce qui va dans le sens d’une meilleure appréhension de la protection, par rapport à 2020. De manière générale, le seuil des 5 % est rarement dépassé à l’échelle de la région betteravière. Selon l’ITB, la majorité des cas de jaunisse, au 18 juin, relevaient de betteraves isolées ou de petits foyers.