Elles sont unies et s’opposent à l’éco-contribution poids lourds. Elles, ce sont neuf organisations agroalimentaires et économiques du Grand Est : ARIA, CIL BFC Est, FRSEA, France Industrie, Jeunes Agriculteurs, La Coopérative agricole, Interbev, Intercéréales et Interporc. Conscientes que l’entretien des routes est indispensable aux activités économiques, surtout locales et régionales, elles craignent que cette ECPL soit une taxe alimentaire qui se répercute sur toute la chaîne alimentaire. (voir BF 1216 p.7)
Leur message est clair : « Non à cette taxation et oui à une rediscussion et une ré-examination du sujet ». L’ECPL s’inscrit dans une expérimentation de gestion par la Région de ses propres routes jusqu’en 2029. Cette taxe concerne 525 km d’axes routiers et s’élèvera, a priori, à 0,15 €/km pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes. « Est-ce aux entreprises de payer ces infrastructures sachant que le financement des routes relève davantage d’une responsabilité nationale ? », s’interroge Sébastien Muller, président de l’ARIA Grand Est.