Qu’elle provoque de l’engouement ou de la réticence, la diversification des métiers de l’agriculture vers la production d’énergie est une réalité qui soulève des questions très concrètes : synergie avec la production alimentaire, commercialisation de l’énergie produite, relation avec les fournisseurs et acheteurs d’énergie… C’est à l’ensemble de ces interrogations que l’Académie d’agriculture de France (AAF) se propose d’apporter des éléments de réponses, à l’occasion de son colloque « État de l’agriculture 2026 », focalisé sur la thématique de la place de l’agriculture dans le futur bouquet énergétique de la France. « L’énergie est un nouveau marché pour les agriculteurs dans un contexte économique difficile. Reste à définir les conditions pour se saisir de cette opportunité », estime Chantal Gascuel, la secrétaire perpétuelle de l’AAF.

En parallèle du témoignage de nombreux agriculteurs ayant déjà sauté le pas, la parole sera aussi donnée à Jacques Percebois, directeur du Centre de recherche en économie et droit de l'énergie. « Nous tenions à ce qu’une personne extérieure au secteur agricole nous donne des éléments sur les besoins en énergie aux horizons 2030 ou 2050, les forces en présence, la pertinence des énergies intermittentes, etc, explique Philippe de Guénin, coordinateur du colloque. Les schémas énergétiques sont décidés pour de longues périodes et appellent des investissements colossaux. Nous voulons voir dans quel contexte nous inscrire. »