« Le marché de la chips ne connaît pas la crise », déclare d’emblée Charles-Etienne Le Renard, directeur général des opérations d’Intersnack France (550 collaborateurs en France et 364 M€ de chiffre d’affaires – Vico a rejoint le groupe allemand Intersnack en 1998). Il estime le marché français à 2,9 milliards d’euros, en progression de 1,8 % en valeur l’année dernière. En moyenne, les Français en consomment 3,9 kg par an, un chiffre en dessous de la moyenne européenne de 5,4 kg. Les champions sont les Néerlandais qui en consomment 9 kg.

Si le marché de la chips est très dynamique, il est aussi très concurrentiel. Vico (11,5 % de part de marché) est le challenger de Pepsico (avec sa marque Lay’s) et talonné par le breton Brets (8,2 %). Les marques distributeurs s’arrogent 45 % du marché.

Intersnack a investi 60 M€ dans l’usine de Vic-sur-Aisne depuis 5 ans, pour notamment augmenter la capacité de 30 %. Ainsi, 55 000 t de pommes de terre entrent dans l’usine pour produire 33 000 t de chips sous les marques Vico, Tyrells et des marques distributeurs. 40 000 t de pommes de terre proviennent du groupement de producteurs dont les champs sont situés dans un rayon de 80 km. « Une grande partie des 45 producteurs travaillent avec Vico depuis 3 générations », se félicite le directeur. Les 15 000 t restantes sont achetées auprès des négociants situés dans les Hauts-de-France.

Des primes “agriculture régénératrice“

Vico vient d’annoncer sa participation à Covalo Hauts-de-France, la première coalition territoriale d’acteurs publics et privés portée par l’association Pour une Agriculture du Vivant (PADV). Déjà une dizaine de producteurs de pommes de terre est embarquée dans la coalition, qui regroupe d’autres industriels comme Tereos, Bonduelle, Pom’Alliance, Unéal ou McCain. Vico met à disposition un « technicien agroécologique » et fait bénéficier d’une surprime agroécologique de 100 €/ha, pour accompagner les agriculteurs dans leurs changements de pratiques : couverture des sols, diversification et allongement des rotations, limite du travail du sol, amélioration de la fertilité naturelle. L’objectif est d’embarquer 100 % de son groupement d’agriculteurs à horizon 2030.