Les fortes chaleurs de la fin mai, avec des températures dépassant régulièrement les 30 °C, ont modifié sensiblement la situation sanitaire des betteraves. Selon les observations recueillies par l’Institut Technique de la Betterave (ITB) au sein du réseau d’épidémiosurveillance, la présence de pucerons ailés diminue nettement. Au 29 mai, près de 68 % des parcelles du réseau présentaient moins de 20 % de betteraves colonisées par ces insectes vecteurs de la jaunisse.
Du côté des pucerons aptères, la situation apparaît plus stable. Quelques départements enregistrent même une légère hausse de la fréquence des betteraves colonisées. Toutefois, les observations montrent que le nombre de pucerons par plante est globalement en diminution.
Une régulation naturelle bien présente
Les observations de terrain mettent également en évidence une activité importante des auxiliaires et des organismes naturels de régulation. De nombreux pucerons sont parasités par des champignons entomopathogènes ou par des parasitoïdes. Parallèlement, les populations de coccinelles, de syrphes et de chrysopes sont bien implantées dans les parcelles. Cette présence soutenue des auxiliaires contribue à limiter naturellement le développement des colonies de pucerons et participe à la baisse observée des infestations.
Couverture du sol
Les parcelles les plus avancées atteignent désormais le stade de couverture du sol, ce qui marque la fin de la période d’intervention contre les pucerons. À l’inverse, les parcelles les moins développées demeurent sous surveillance.
La campagne 2026 se distingue par des stades plus étalés qu’en 2025 et globalement moins précoces que l’an dernier. 34 % des parcelles ont encore des betteraves à moins de 10 feuilles contre 13 % en 2025.
Les premiers symptômes de jaunisse sont signalés en région Centre. Quelle sera l’ampleur des dégâts en 2026 ? Verdict dans une quinzaine de jours.
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