« Attention, si vous remarquez des racines en arêtes de poisson, des agrégats anguleux fermés, ou l’absence de radicelles dans les agrégats, votre sol est sûrement compacté », prévient Paul Robert, fondateur de Novalis Terra, une entreprise de conseil spécialisée dans la santé des sols. La compaction se remarque aussi par des traces d’hydromorphie (bleu, gris), une odeur de pourriture ou de vase et des résidus non décomposés. Or, la microporosité reste un élément clé, garantissant un enracinement possible, même dans des zones paraissant dures en condition sèche.
Pour analyser les défauts de structure, la granulométrie doit être prise en compte, précise l’agronome. Le risque de compaction augmente avec le taux d’argile. Dans les sables, le risque est de les pulvériser et de perdre en cohésion. Dans les limons, les lissages sont à craindre, avec des pertes d’O2 et l’effondrement de la vie microbienne. Souvent, les agriculteurs y créent des compactions en affinant trop, estime l’expert.