« En associant des céréales françaises issues de l’agriculture régénérative à un outil industriel fortement décarboné, nous démontrons qu’une filière bas carbone, du champ à la route, est aujourd’hui une réalité », se réjouit Xavier Gaillot, directeur du développement durable chez Roquette. Le groupe a en effet signé un partenariat de trois ans, le 6 juillet, avec les coopératives Vivescia et Siplec E. Leclerc pour produire du bioéthanol bas carbone. « Une première sur le segment des biocarburants routiers », assurent les trois partenaires.

Le blé servant à cette production sera issu du programme Transitions porté par Vivescia, qui accompagne des agriculteurs vers l’agriculture régénératrice. Depuis 2023, 7 M€ ont déjà été reversés aux exploitants engagés dans cette démarche. « En créant une filière éthanol vertueuse, ce partenariat démontre et renforce à nouveau ce que porte Transitions : une agriculture compétitive, plus résiliente, bas carbone, favorable aux sols et à la biodiversité », indique Christoph Büren, le président de Vivescia.

Réduire au maximum les émissions

Le blé sera transformé par Roquette, sur son site de Beinheim (67), lui-même bas carbone, grâce au recours à la biomasse et la géothermie pour faire tourner l’usine. « En ajoutant un sourcing blé bas carbone, l’éthanol de Roquette présente le bilan carbone le plus faible du marché », souligne le communiqué signé par les trois entités, qui affirment viser « une réduction maximum des émissions de gaz à effet de serre, jusqu’à 100 % par rapport aux références fossiles ».

L’éthanol sera distribué par Siplec E.Leclerc, dont plus de la moitié des stations-services du groupe proposent aujourd’hui du Superéthanol E85. « A travers ce contrat de filière, nous assurons à tous nos partenaires des perspectives d’un marché durable nécessaires à l’accélération de la transformation de nos territoires, réagit Michel-Edouard Leclerc, président du groupe éponyme. Nous sécurisons un approvisionnement français bas carbone et garantissons que chaque litre vendu à la pompe est adossé à des pratiques agricoles concrètes, mesurées, rémunérées. » Pour l’heure, les volumes concernés par cette démarche (éthanol produits, tonnes de blé mobilisées) n’ont pas encore été communiqués par les partenaires.