Chaque année, le chiffre d’affaires de la filière française « plants de pomme de terre » se fait en deux temps : à l’automne pour l’export, à la fin de l’hiver pour le marché intérieur et européen. Aussi, la bonne récolte 2025 n’est pas encore toute écoulée. Au printemps dernier, 24 378 ha avaient été implantés (+ 9,70 % sur un an) et le rendement moyen oscillait autour de 31,7 t/ha (-1,3 t/ha par rapport à 2024, qui était une très bonne année), selon la FN3PT, la Fédération nationale des producteurs de plants de pomme de terre.

Pour autant, la récolte de plants de l’été passé ne permettra pas d’implanter, au printemps prochain, autant d’hectares qu’en 2025, car les tubercules stockés sont plutôt dans le haut du calibre. « La filière s’attend à des invendus, qui pourraient être moindres si moins de plants sont importés, notamment des Pays-Bas. Le point d’équilibre se situe autour de 24 000 hectares de cultures de plants de pomme de terre, afin de fournir les différents marchés français, européens et exports », souligne Bernard Quéré, directeur de la FN3PT.