Créée par quatre jeunes ingénieurs issus de Groupama Rhône-Alpes Auvergne, proposant au départ des solutions uniquement destinées aux assurés, l’entreprise exo.expert est devenue indépendante en février 2022, afin d’élargir ses services agricoles au-delà des sociétaires du groupe assuranciel. Commercialisée pour la première fois en septembre 2021, l’offre de service d’optimisation d’engrais azoté a multiplié par six les surfaces sollicitées depuis janvier 2022. Concrètement, un technicien d’exo.expert se rend deux fois sur les parcelles de colza de son client avec son drone, en novembre et en février. L’agriculteur reçoit ensuite une carte de la biomasse de ses parcelles, ainsi qu’une carte de préconisation pour l’épandage de son engrais. Si le client est équipé d’un épandeur connecté, il a la possibilité d'y insérer la carte dans l’application « Assistant », qui indique la quantité d’engrais à apporter en fonction de la position dans la parcelle. « Sur une base forfaitaire, le client paie entre 10 et 12 €/ha, pour une économie de 60 €/ha. Les économies peuvent être réalisées sur les quantités apportées, lorsque celui-ci en utilise moins grâce à l’expertise apportée, mais il peut également y gagner en rendement, si la zone nécessite plus d’engrais », explique Alan Usseglio Viretta, président et co-fondateur d’exo.expert. La société lyonnaise mise sur la réactivité du drone, qui lui permet de fournir les cartes 24 heures après son passage, « là où l’expertise par satellite prend plus de temps », précise-t-il.
Initialement destinées aux sociétaires de Groupama, exo.expert propose désormais ses services à tout exploitant agricole, via trois biais : les coopératives, les conseillers agronomes indépendants et les agriculteurs en direct. « 1 500 agriculteurs via des coopératives ainsi qu’environ 300 agriculteurs en direct ont adhéré à notre solution de modulation de l’engrais azoté », indique Alan Usseglio Viretta. L’approche de la start-up est la suivante : lorsqu’ils sont en quête d’un nouveau secteur, exo.expert s’adresse dans un premier temps aux agriculteurs, afin que l’information remonte auprès de leur coopérative ou de leur conseiller indépendant.