« Les rendements sont bien meilleurs cette année avec une moyenne de 50 t/ha à 16°S, contre 20 t/ha l’année dernière et 40 t/ha il y a deux ans », se félicite Pascal Hamon, directeur industriel du groupe Cristal Union. Résultat : la production de sucre bio est attendue en hausse (environ 5 000 t), bien que les surfaces n’aient que peu progressé (1 100 ha, contre 1 000 ha l’an dernier). Ces bons rendements s’expliquent par une moindre pression de la jaunisse. « Mais il y a eu des progrès réalisés depuis 4 ans sur le plan agricole, qui sont très encourageants pour le futur. C’est une culture très technique, notamment pour maîtriser le désherbage », explique Bruno Labilloy, directeur agricole du groupe.

D’ailleurs, les meilleurs rendements tournent à 80 t/ha avec des parcelles aussi propres qu’en betteraves conventionnelles. Un point qui intéresse beaucoup Pascal Hamon, car la qualité de l’enherbement (très hétérogène) est un des plus gros soucis pour les sucreries qui transforment des betteraves bio. « Pour la première fois, l’usine a atteint une cadence proche de celle réalisée avec du sucre conventionnel », se félicite Pascal Hamon.