samedi 20 octobre 2018
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Saint Louis Sucre : l'usine d'Eppeville retarde son démarrage

Un incendie, déclaré le 19 septembre, à la sucrerie Saint Louis Sucre d’Eppeville (Somme), contraint le groupe à reporter le démarrage du site et à retarder les arrachages de betteraves.

Perturbations à l’usine Saint Louis Sucre d’Eppeville (Somme). Un incendie important s’est déclaré le 19 septembre en fin de journée dans des installations électriques de la sucrerie qui emploie 135 salariés et 67 saisonniers. Une quarantaine de pompiers venue des environs est intervenue rapidement pour neutraliser l’incendie. Malgré cela, des dégâts importants ont été à déplorer. Conséquences de cela, le démarrage de l’usine qui devait avoir lieu le 24 septembre pour la campagne betteravière, est reporté.

Selon la direction de Saint Louis Sucre, contactée par Le Betteravier français, l’activité de cristallisation devrait redémarrer dans une quinzaine de jours. En revanche, la réception et la transformation des betteraves ne pourront pas reprendre avant au moins un mois, le temps de procéder aux expertises d’assurance et aux réparations, pour remettre en route le process.

Les premières betteraves qui commençaient à être acheminées sur la plateforme de stockage de l’usine vont être transportées vers la sucrerie voisine de Roye (Somme). Environ 1400 planteurs livrent leurs betteraves à l’usine d’Eppeville. Selon Saint Louis Sucre, les arrachages sont pour l’instant suspendus, le temps de trouver des solutions au cas par cas pour les planteurs.

A.C.


26 septembre 2018

Saint Louis Sucre va payer les betteraves 23,66 €/t

La société Saint Louis Sucre a annoncé le 27 juin qu’elle allait payer les betteraves 2017 à hauteur de 23,66 €/t. L’entreprise annonce par ailleurs qu’elle versera le solde de betteraves contractées avant le 15 juillet pour donner de la visibilité au moment où les planteurs raisonnent leurs assolements 2019.

Saint Louis Sucre a décidé de fixer dès aujourd’hui le prix des betteraves contractées livrées pendant la campagne 2017-2018, « avec quelques mois d’avance par rapport au contrat », a indiqué le fabricant le 27 juin.

Le prix global perçu par les planteurs sera en moyenne de 22 €/t à 16°S de betterave entière, soit l’équivalent de 23,66 €/t à 16°S en forfait collet. Cette conversion permet en effet de pouvoir comparer les prix avec les autres fabricants de sucre qui ne paient pas la betterave entière.

Saint Louis Sucre indique que ce 22 €/t inclut « le prix de base de la betterave corrélé au prix du sucre SZ4 *, la garantie de prix sur la pulpe, le bonus richesse et un supplément de prix ».

Le communiqué de presse précise que cette « décision de verser ce supplément est prise dans un contexte de marché fortement déprécié et alors que le groupe Südzucker anticipe un résultat déficitaire pour son activité sucre ». Et Thierry Desesquelles, directeur betteravier de Saint Louis Sucre, de souligner que cette décision « traduit notre volonté d’encourager les planteurs à maintenir par leurs emblavements dès 2019 une production suffisante pour des campagnes d’au moins 120 jours. »

Le sucrier rappelle que le contrat prévoyait de payer le solde en décembre 2018. « Mais pour répondre aux attentes de ses planteurs, Saint Louis Sucre a décidé d’anticiper le règlement du solde des betteraves contractées avant le 15 juillet 2018. Le solde des betteraves excédentaires sera versé, comme prévu au contrat, le 1er décembre 2018. »

Pour les betteraves 2018, le paiement du 1er acompte se fera au fur et à mesure des livraisons : 30 jours fin de mois. Autrement dit, un planteur qui livrera courant octobre, percevra son 1er acompte fin novembre. Par ailleurs, Saint Louis Sucre est favorable à un paiement du solde en juin 2019.

Cette annonce répond en partie aux demandes des planteurs, qui n’avaient jusque-là aucune visibilité sur les prix de leurs betteraves 2017. Mais elle risque de les décevoir quant au montant annoncé. Le président du syndicat CGB Eure, Alexandre Quillet, demandait par exemple lors de son assemblée générale du 3 mai dernier, un partage de la valeur et espérait « un prix de 24 €/t pour la betterave entière, ce qui correspond à 25,80 €/t pour une betterave décolletée. »

F.-X.D.

 

* Prix moyen de vente des sucres des 4 filiales Südzucker – Allemagne, France, Belgique et Pologne


27 juin 2018

Betteraves : Saint Louis Sucre teste les technologies de demain

Semis sous bâche et désherbage mécanique de précision étaient au programme de la journée technique Mont blanc proposée par Saint Louis Sucre le 15 mai, pour répondre aux nouveaux besoins des planteurs.

Semis précoces, arrachages tardifs, pression sur la baisse de l’utilisation des phytosanitaires… Autant de thématiques qui étaient évoquées le 15 mai, lors de la journée technique “Mont-Blanc”, organisée par Saint Louis Sucre, à Rollot (Somme) chez le planteur François Levier. Le groupe sucrier avait choisi de mettre l’accent sur les techniques de production de demain, pour répondre aux nouveaux enjeux et contraintes du secteur betterave-sucre. Parmi les innovations présentées, figurait le semis sous bâche. Imaginé par le fabricant irlandais Samco, « il permet une levée plus rapide des betteraves, grâce à une température accrue de 1 à 2 °C sous la bâche, d’économiser un à deux désherbages et de recycler de l’eau », détaille Pierre Guerreau, responsable agronomie chez Saint Louis Sucre. Actuellement, trois types de bâches biodégradables sont testés. « Un bilan économique précis sera réalisé prochainement », poursuit Pierre Guerreau, qui parle d’un surcoût global d’environ 300 €/hectare pour cette technique. Pour lui, le système s’avère « très intéressant sur le plan industriel notamment pour le démarrage précoce des usines ».

Binage haute précision

Autre solution présentée, le désherbage mécanique de précision par caméra couleur. La société Novaxi importe la marque britannique Garford, spécialiste des bineuses. À partir de son expérience acquise en maraîchage notamment, elle a mis au point une machine pour betterave sucrière. Équipé de socs rotatifs à jambe droite qui tournent autour des jeunes plants à sarcler, le modèle assure un binage inter-rang et inter-plant, avec une précision de près de 10 mm autour du feuillage, grâce à son système de caméra. « Plus de 95 % de la surface est travaillée », assure Novaxi. Richard Dumbrill, responsable commercial pour le Nord de la France, estime que cet outil est particulièrement adapté pour la production de la betterave bio. Reste le prix encore élevé pour cette technologie : 90 000 € pour la version 4 rangs et 150 000 € pour la version 6 rangs.

Adrien Cahuzac


1 juin 2018

Saint Louis Sucre mise sur le fret ferroviaire

L’acheminement du sucre de l’usine Saint Louis Sucre d’Étrépagny (Eure) vers le silo de Rouen va pouvoir se poursuivre grâce à la rénovation de la ligne entre Étrépagny et Pont de l’Arche. Cette décision fait suite à la signature d’un accord entre SNCF Réseau, la région Normandie, l’Etat et le Grand Port Maritime de Rouen et du Havre, pour financer les 2,4 millions d’euros de cette opération.

Le chantier doit durer dix-huit mois. Le maintien de ces 37 km de ligne permettra à la sucrerie de transporter vers le port de Rouen entre 50 000 et 100 000 tonnes de sucre par an. Saint Louis Sucre participera annuellement à la maintenance courante de la ligne. Un train permet ainsi de remplacer 22 camions citernes, rappelle Saint Louis Sucre.


23 avril 2018
Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.