« La campagne 2025 s‘est caractérisée par une forte présence de pucerons. À Orléans, nous avons observé jusqu’à 200 pucerons par feuille, du jamais vu », constate Juliette Marion d’Arvalis. L’infestation a été assez précoce. Les auxiliaires ont aussi été présents, mais tardivement. Leur présence contribue à la maîtrise des populations de pucerons.

Les pucerons occasionnent de forts dégâts directs en végétation. Ils retardent également nettement l’apparition des stades. En cas de forte pullulation, leur alimentation par prélèvement de sève affaiblit les plantes et peut réduire la photosynthèse. « Toutefois, les pertes de rendement net sont inférieures à 20 % maximum dans les essais 2025 », note la spécialiste. Elles dépendent des conditions climatiques et des facteurs de stress. Il y a une compensation pendant le grossissement. L’irrigation permet de lisser les pertes potentielles (aucun stress hydrique) avec peu d’impact des pucerons sur le développement foliaire.