vendredi 16 novembre 2018

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Phytosanitaires : le contrat de solutions officiellement lancé

Le "contrat de solutions", pour répondre aux attentes des citoyens en matière de produits phytosanitaires et garantir la compétitivité et la pérennité des exploitations agricoles, a été officiellement lancé le 11 juillet. Les 40 organisations agricoles, dont la FNSEA, l'AGPB, l'AGPM, la CGB, la FOP et l'ITB, espèrent un soutien politique et financier du gouvernement.

Chose promise, chose due. Annoncé le 26 février au Salon de l'agriculture, le « contrat de solutions » a été détaillé le 11 juillet, avant la pause estivale. « Son objectif est de répondre aux attentes sociétales pour réduire les phytosanitaires mais aussi de garantir la compétitivité et la pérennité des exploitations agricoles », a rappelé Éric Thirouin, le président du comité de pilotage du contrat de solutions et secrétaire général adjoint de la FNSEA. Désormais, ce sont 40 organisations agricoles* qui sont associées à la démarche. Plus de 300 solutions ont été identifiées dont 36 ont été présentées à travers des fiches détaillées, avec des engagements à tenir, pour réduire l’utilisation du glyphosate en grandes cultures, développer le désherbage mécanique et les techniques de biocontrôle par exemple.

« Pour que cela fonctionne, l’enjeu est de développer un effet massif et collectif, avec des solutions combinées et un maximum d’agriculteurs », a insisté Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA. Dans la filière betterave-sucre, l’Institut technique de la betterave (ITB) propose le déploiement de l’utilisation de variétés tolérantes aux maladies foliaires, sur 50 % des surfaces à horizon 2021 (contre 37 % actuellement) et sur 60 % d’ici à 7 ans. « Nous allons suivre l’évolution réelle de chaque solution avec des indicateurs. Nous ferons des rendez-vous récurrents avec la publication de résultats sur les avancées », a assuré Alexandre Quillet, le président de l'ITB.

Pour l’instant, le gouvernement ne s’est pas associé officiellement à ce contrat de solutions, aux côtés des organisations syndicales, comme elles le souhaitaient. « Si les pouvoirs publics décidaient de nous accompagner politiquement, financièrement et réglementairement, nous irions plus loin et plus vite », a souligné Alexandre Quillet. Mais les professionnels gardent espoir. « Nous sommes dans la dernière ligne droite. Nous attendons que le gouvernement s’engage avec nous et signe ce contrat d’envergure inédit de la profession agricole », a renchéri Christiane Lambert.

A.C.

* ACTA, ADIVALOR, AGPB, AGPM, ANIA, ANPLC, APCA, AXEMA, CGB, Coop de France, FAFSEA, FARRE, FN3PT, FNA, FNACC, FNAMS, FNC, FNCA, FNPFcidre, FNPFruits, FNPHP, UNPT, FNPT, FNSEA, FNSEA commission viticulture, FOP, GNIS, IBMA, Jeunes Agriculteurs, Légumes de France, MSA, PAM de France, Syndicat des riziculteurs de France, UFS, UIPP, VIVEA, Vegepolys, SEDIMA, FNCUMA, TRAME.

 

 


11 juillet 2018

AGPB, AGPM et CGB souhaitent augmenter l’incorporation du bioéthanol dans l’essence

Les importations d’huile de palme inquiètent de plus en plus les agriculteurs français. L’AGPB, l’AGPM et la CGB demandent au gouvernement un soutien aux filières de grandes cultures, en augmentant la part d’incorporation dans l’essence à 8,3 % en 2019.

Deux semaines après le blocage des raffineries, les importations d’huile de palme continuent à inquiéter les agriculteurs français. D’après la CGB, qui s'appuie sur les derniers chiffres communiqués par les douanes françaises, les importations d’huile de palme ont bondi de 36 % en 2017, à 124 millions de litres, un niveau record multiplié par 10 par rapport à 2014 (13 millions de litres). Ces importations ont servi en particulier à l’incorporation dans les essences. « Alors que la part de l’éthanol français est restée stable à 5,7 % dans les essences, les biocarburants de palme ont explosé passant de 0,14 % en 2014 à 1,2 % en 2017 », dénoncent les syndicats AGPB, AGPM et CGB dans un communiqué commun du 5 juillet. « Et l’ouverture de l’usine de La Mède laisse présager un doublement potentiel de l’incorporation de ces produits », alertent-ils.

Face à cette situation, ils demandent un soutien du gouvernement au secteur français des productions végétales, en augmentant de 7,5 à 8,3 % en 2019 ses objectifs TGAP d'incorporation de biocarburants dans l'essence puis à 15 % en 2030, en comptabilisant le bioéthanol de sucres non extractibles et d'amidons résiduels au-delà de 7 %, conformément à la réglementation européenne (Directive énergies renouvelables actuelle et nouvelle Directive adoptée par le Conseil européen).

Selon les syndicats, les filières des grandes cultures sont en mesure de répondre à cette demande sans augmenter sa production ni les surfaces cultivées, en réaffectant au marché domestique une partie des volumes actuellement exportés.

A.C.


6 juillet 2018

Céréales : "2,3 milliards d’euros de charges en plus" selon l'AGPB

L’Association générale des producteurs de blé (AGPB) déplore des mesures très coûteuses pour les céréaliers. Entre transferts financiers dans le cadre de la PAC, réduction des phytosanitaires ou encore séparation de la vente et du conseil, ce sont 2,3 milliards d’euros de charges supplémentaires qui pèsent potentiellement sur les producteurs.


18 avril 2018
Le Betteravier français, le journal de référence des planteurs depuis 1952, qui décrypte l'actualité de la filière betterave-sucre et des grandes cultures avec ses 18 numéros et ses 2 cahiers spéciaux par an.